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Une économie verte pour un développement durable !

Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), dans son dernier rapport pour l’année 2011, définit l'économie verte comme une économie qui entraîne l’amélioration du bien-être humain, de l'équité sociale, qui réduit les risques environnementaux et la pénurie des ressources.

23/02/2012   Envoyer Imprimer
       

 

 

Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), dans son dernier rapport pour l’année 2011, définit l'économie verte comme une économie qui entraîne l’amélioration du bien-être humain, de l'équité sociale, qui réduit les risques environnementaux et la pénurie des ressources. Ce rapport montre que l'économie verte prolonge le développement durable en rétablissant l'équilibre au triple point de vue économique, social, environnemental.

Sylvie Lemmet est directrice de la direction de technologie, d’industrie et d’économie du PNUE croit que la croissance repose sur les ressources naturelles et qu’il n'y aura pas de croissance si l'économie n'est pas verte. Concrètement, une économie verte est une économie dont les revenus et les emplois sont créés par des investissements qui réduisent les émissions de CO2 et la pollution, améliorent le rendement des ressources, et empêchent la perte de la biodiversité et des services écosystémiques, selon le rapport du PNUE. Les créations d'emplois seront nombreuses, 20% de plus que par rapport au maintien du statu quo d'ici à 2050, d’après Sylvie Lemmet.

Selon plusieurs études, le PNUE a réalisé que la demande de financement annuelle pour le verdissement de l'économie mondiale se situe aux alentours de 1,05 à 2,59 mille milliards de dollars, soit moins d'un dixième du total de l'investissement mondial annuel. Ce scénario vert serait donc possible par l'allocation de l'équivalent de 2% du PIB (1.300 milliards de dollars par an) investis dans le verdissement de dix secteurs clés entre 2010 et 2050, souligne-t-on dans ce rapport.

Dix secteurs sont à considérer

Pour la promotion d’une économie verte, un investissement considérable doit être consenti dans au moins dix secteurs selon ce qu’a indiqué le rapport du PNUE: 108 milliards de dollars dans l’agriculture, y compris les petites exploitions ; 134 milliards dans l’énergie et les bâtiments verts ; plus de 360 milliards pour relancer les énergies renouvelables ; près de 110 milliards dans la pêche ; 15 milliards dans la foresterie ; plus de 75 milliards de dollars dans le verdissement des activités industrielles ; 135 milliards pour le tourisme "vert", 190 milliards dans les transports non motorisés et les carburants propres ; 110 milliards pour les déchets et le recyclage, et en fin 110 milliards dans le secteur de l'eau et l'assainissement.

Selon cette perspective du PNUE, la demande en énergie primaire retrouverait les niveaux actuels en 2050, soit 40% de moins que les prévisions des scénarios business-as-usual. La combinaison de mesures touchant à l'offre et à la demande réduirait les coûts énergétiques dans les prochaines décennies. La vulnérabilité de l'économie mondiale vis-à-vis de chocs énergétiques potentiels serait atténuée, ce qui "contribuerait à la stabilité de la croissance économique". Les économies sur le capital et le coût des combustibles pour la production d'électricité sont estimés à 760 milliards de dollars par an en moyenne entre 2010 et 2050 dans ce rapport.

Une économie verte pour lutter contre la pauvreté !

Se lancer vers une économie verte exige, d’après le PNUE, une hausse des investissements dans les ressources naturelles qu'utilisent les pays pauvres pour s’engager dans la voie du développement. L’économie verte peut améliore les moyens d'existence dans nombre régions à faible revenu. Le National Rural Employment Guarantee Act indien de 2006 en donne un exemple : ce dispositif de protection sociale et de sécurisation des moyens d'existence des pauvres ruraux investit dans la protection et la restauration du capital naturel, selon un texte d’Agnès Sinaï.

‘’Les conditions favorables à la transition vers une économie verte sont connues et incombent en majeure partie aux gouvernements’’. Le rapport du PNUE suggère de mettre en place des cadres réglementaires solides, d’accorder la priorité aux investissements publics dans les domaines qui favorisent la conversion écologique des secteurs économiques, de limiter les dépenses dans les domaines qui épuisent le capital naturel, de recourir à la fiscalité et aux instruments économiques pour modifier les préférences des consommateurs puis d’investir dans le renforcement des capacités et la gouvernance internationale.
Jackson Joseph

 

 

 

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